top of page

RÉSULTATS DE RECHERCHE

145 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Travailler le vocabulaire mathématiques : trop, assez ou pas assez ?

    Champ de compétence : Acquérir les premiers outils mathématiques Description : Les notions de trop, assez et pas assez jouent un rôle fondamental dans la construction du nombre et des quantités chez l’enfant. Leur compréhension s’élabore progressivement à travers des situations concrètes de comparaison et de mise en relation, bien avant l’entrée dans le dénombrement. Dans l’activité proposée, les figurines Playmobil constituent un support privilégié pour donner du sens à ces notions, en mettant en scène des situations proches de la vie quotidienne. Le support Playmobil rend ces apprentissages à la fois concrets et motivants, en s’appuyant sur le jeu et la manipulation, tout en offrant une opportunité privilégiée de renforcer et d’enrichir le vocabulaire de l’enfant. Objectifs : Comprendre et utiliser les notions de quantité : trop, assez, pas assez, enlever, ajouter Mettre en relation deux quantités (personnages / accessoires) Enrichir le vocabulaire Matériel : Figurines et accessoires Playmobil Pictogrammes trop, assez, pas assez, enlever, ajouter - à télécharger 👇 Déroulement : Avant la séance : Avant toute manipulation d’objets, ces notions peuvent être introduites à partir de situations du quotidien vécues par les élèves : "il y a trop de lumière", "il y a trop de monde", "il n’y a pas assez de gobelets", "on a mis assez de farine", etc. Ces expériences concrètes permettent de donner du sens aux apprentissages. Il est également pertinent d’avoir proposé en amont plusieurs situations de correspondance terme à terme. Cette notion peut notamment être abordée à travers l’activité Chacun le sien, qui favorise une première compréhension de l’égalité et de l’ajustement des quantités. "Il y a assez de sucre" Étape 1 : assez ou pas assez ? Dans cette première situation, il s’agit de distribuer un casque puis un lit, à chaque personnage. L’enseignant ou l’accompagnant guide l’activité en questionnant et en montrant les pictogrammes associés : « Y a-t-il assez ou pas assez de casques ? », « Y a-t-il assez ou pas assez de lits ? ». L’élève peut répondre en pointant le bon pictogramme. La réponse est ensuite vérifiée concrètement avec le matériel. Ici, un seul personnage obtient un casque, il n'y en a donc pas assez. Dans ces situations initiales, il est important de ne pas complexifier la tâche : on évitera d’éloigner les objets ou de proposer trop d’éléments, ce qui impliquerait un recours au comptage. L’objectif premier est de permettre aux élèves de s’approprier le vocabulaire « assez » et « pas assez ». Dans cette première situation, on perçoit immédiatement visuellement que les 2 collections ne sont pas identiques, sans avoir besoin de passer par le comptage car les quantités sont inférieures à 3. Dans cette deuxième situation c'est la disposition des personnages, juste placés devant les lits, qui facilitent la correspondance visuelle entre les deux collections. On valide chaque réponse en rassemblant les deux collections Ajouter la notion "trop" On poursuit le travail en proposant des situations ou les éléments sont parfois plus nombreux que les personnages. L'élève nous indique sa réponse en la pointant avec son doigt ou son regard. Aller vers l'ajustement : enlever ou ajouter Il est possible de complexifier la tâche lorsque la notion est bien acquise en demandant au jeune l'action nécessaire pour que les 2 collections soient identiques. cette étape permet d'amorcer le calcul par la compréhension des notions "enlever" et "ajouter". "Regarde, est-ce que je dois ajouter ou enlever des chevaux. En enlever, très bien ! J'en enlève un, puis encore un, j'ai enlevé 2 chevaux." Pour aller plus loin : La situation peut encore se complexifier si les 2 collections sont éloignées : ne pouvant plus percevoir visuellement si les éléments peuvent être reliés, il y a nécessité de passer par le comptage de chacune des 2 collections. Documents : Outil réalisé et article rédigé par Léa Février, enseignante

  • Le porte-clé calendrier

    Description Le porte-clé « Calendrier » est un outil conçu pour accompagner la structuration temporelle des élèves polyhandicapés ou présentant des troubles de la communication. Il permet de travailler la notion du temps quotidiennement, en s’appuyant sur des pictogrammes PCS (Tobii Dynavox). Son format compact au bout d’un anneau offre une accessibilité immédiate pour aider à structurer le temps tout au long de la journée, de la semaine et de l'année. Objectifs Soutenir la représentation du temps Réduire l’anxiété liée à l’incertitude temporelle Matériel Un anneau pour assembler le porte-clé Les cartes « Calendrier » à télécharger 👇 Vous trouverez les autres porte-clés ScoPoly (sensoriels - émotions - topologie - activités scolaires) en suivant le lien suivant : https://drive.google.com/drive/folders/1ZLxTOfjwe85D-y3FCJywtW3SyBe6WJ6H Activité réalisée par Léa Février, enseignante

  • Travailler la négation

    Champ de compétence : Mobiliser le langage oral Description : La compréhension de la négation constitue une étape importante dans le développement du langage et de la compréhension des consignes. Pourtant, cette notion peut s’avérer particulièrement complexe pour les jeunes avec polyhandicap, car elle nécessite de dépasser une réponse spontanée ou attendue pour identifier ce qui ne correspond pas à la consigne. Ce travail sollicite fortement les capacités d’attention, de discrimination, de mémoire de travail et d’inhibition. Afin de soutenir cet apprentissage, il est essentiel de proposer des situations concrètes, répétées et progressives. Dans cet article, nous vous proposons plusieurs pistes de travail autour de la négation. Les activités présentées peuvent être réalisées à partir de supports papier ou numériques, selon les besoins et les modalités d’accès du jeune. Déroulement : 1- S'approprier le symbole / pictogramme de la négation Dans l’ensemble des activités quotidiennes, il est pertinent d’intégrer le symbole de la négation afin que l’enfant s’y familiarise progressivement. L’exposition répétée dans des situations concrètes favorise l’appropriation du sens. Par exemple, on peut l’utiliser pour signifier que l’on ne prend pas le taxi aujourd’hui, ou que le dessert du midi n’est pas un yaourt. On peut représenter la négation de deux manières : soit à l’aide d’un pictogramme barré par une croix rouge contrastée, soit en utilisant le pictogramme "ne… pas" associé à un autre pictogramme. le pictogramme barré d'une croix rouge le pictogramme "ne pas" associé à l'autre pictogramme 2- Travailler la négation à travers des activités de tri Cette utilisation du symbole de la négation est ensuite transposé dans les activités pédagogiques. Le plus simple est de commencer par des exercices de tri. Le pictogramme de négation sert alors à identifier les éléments écartés, c’est-à-dire ceux qui ne correspondent pas au critère attendu. Pour cette première approche de la négation dans un contexte scolaire, il est essentiel de proposer un tri simple, basé sur des éléments familiers (couleurs, formes, objets connus), afin de ne pas surcharger cognitivement la personne. Exemples de critères possibles (à télécharger ci-dessous 👇) : jaune / pas jaune bleu / pas bleu livre / pas livre triangles / pas triangles chat / pas chat voitures / pas voitures 3- Identifier ce qui est et ce qui n'est pas... Dans cette activité, le jeune est amené à désigner (par le regard, le pointage ou un balayage assisté) un ou plusieurs éléments à partir d’une consigne, qui peut être affirmative ou négative. Deux types de supports vous sont proposés ici : une version papier (à télécharger en bas de l'article 👇 ) et un genially à utiliser avec un outil numérique. La version papier La version numérique sur genially L'exercice alterne les consignes affirmatives et négatives afin de permettre au jeune de comparer les deux formes, de mieux en comprendre le sens et d’éviter une réponse automatique basée uniquement sur l’habitude. Dans cet exercice, dans un premier temps, un seul élément diffère des autres, ce qui facilite son repérage. Dans un second temps, plusieurs éléments doivent être désignés à partir de la consigne. Enfin, dans un troisième temps, l’activité ne comporte plus que deux objets : le jeune ne peut alors plus s’appuyer sur des différences visuelles marquées entre plusieurs éléments. Il doit davantage mobiliser sa compréhension précise de la consigne. 4- Travailler la notion "sans" Lorsque la forme négative "ne… pas" commence à être bien comprise, il est possible d’introduire progressivement d’autres marqueurs de négation tels que "aucun", "rien" ou "sans". Dans cette activité, nous vous proposons de travailler plus spécifiquement la notion "sans". Pour accompagner cet apprentissage, l’équipe du CR ScoPoly a conçu un support papier ainsi qu’une version numérique réalisée avec l’application Genially. Le jeune est amené à désigner l’élément correspondant à une consigne contenant le mot "sans" : montrer la voiture sans roues, la vache sans tâches, l'arbre sans pommes, etc. 5- On complexifie : négation et catégorisation L'étape suivante pourrait être de demander à l'enfant de sélectionner, parmi plusieurs éléments différents, ceux qui ne rentrent pas dans une catégorie : ce n'est pas un oiseau, ce n'est pas dans la cuisine, ce n'est pas un objet utilisé à la plage... Cette tâche est plus complexe car elle ajoute un travail de catégorisation. Dans le format papier, nous proposons, une version avec des photos et une version avec des illustrations. Pour les personnes ayant un pointage oculaire, il est possible de découper chacun des éléments individuellement et de les placer sur une cadre de communication. un cadre de communication pour les personnes communiquant par le regard 6- Comprendre des phrases négatives Dans cette dernière activité, deux images sont proposées à l’enfant. L’adulte énonce ensuite une phrase décrivant une action négative. L’élève doit alors identifier l’image correspondant à l’énoncé entendu. Pour aller plus loin : Le jeu Tête de Pioche constitue un support particulièrement intéressant pour poursuivre le travail autour de la négation. Le principe du jeu repose sur l’élimination progressive de possibilités à partir d’indices descriptifs. Les joueurs doivent identifier un personnage ou un objet en s’appuyant sur des critères affirmatifs ("il porte des lunettes") mais aussi négatifs ("ce n’est pas un garçon"). Outil réalisé et article rédigé par Léa Février, enseignante

  • Cuisiner avec un contacteur : une activité accessible et gourmande

    Compétences : Explorer le monde de la matière et des objets Les contacteurs sont des interrupteurs conçus pour être activés avec un effort minimal, facilitant ainsi leur utilisation dans de nombreuses situations du quotidien. Dans cet article, nous vous proposons de découvrir une application originale de ces objets en cuisine. ScoPoly vous invite à éveiller vos papilles à travers deux recettes réalisées à l’aide d’un mixeur, mis en marche grâce à un contacteur. Au programme : un smoothie fraise-banane et une crème avocat-chocolat, présentés sous forme de séquences illustrées avec des pictogrammes PCS Tobii Dynavox. Objectifs : Manipuler différents ustensiles de cuisine (mixeur, bol, cuillère, balance…) Décrypter et suivre une recette simple Compter et mesurer de petites quantités Sensibiliser à l’hygiène et à la sécurité en cuisine Enrichir le vocabulaire culinaire (rouler, verser, malaxer…) Développer les sens : toucher, odorat, goût Les recettes : Le smoothie fraise-banane : La crème avocat - chocolat

  • Jeu coopératif : le team tower revisité

    Compétences Agir, s’exprimer, comprendre à travers les activités physiques Description Cette activité coopérative, inspirée du jeu Team Tower , propose une version adaptée aux personnes polyhandicapés où l’objectif n’est plus de construire une tour, mais de réussir, ensemble, à placer un anneau sur un plot en manipulant des ficelles. Elle met l’accent sur la coopération, la coordination collective et la participation active de chacun, quels que soient ses capacités. Chacun agit sur une ficelle reliée à un anneau. C’est uniquement grâce à l’action conjointe et coordonnée du groupe que l’anneau peut être déplacé, orienté puis déposé sur la cible. L’activité favorise ainsi l’engagement, la communication et le sentiment d’appartenance au groupe. Objectifs Favoriser la coopération et l’interaction sociale. Développer la coordination motrice (individuelle et collective). Stimuler la coordination œil-main. Encourager l’attention conjointe et le regard partagé vers un objectif commun. Travailler la régulation du tonus (tirer, relâcher, ajuster). Matériel 1 anneau léger Plusieurs ficelles (une par participant, fixées à l’anneau) Plusieurs petits anneaux ou grosses perles à fixer au bout de chaque ficelle Plusieurs plots de couleur Tapis de sol (pour sécuriser l’espace) fixer 4 ficelles autour de l'anneau et nouer un petit anneau ou une perle au bout de chaque ficelle pour faciliter la prise en main. Déroulement Installation : Fixer plusieurs ficelles autour de l’anneau, de manière équilibrée. Installer le plot au centre de l’espace de jeu. Disposer les enfants autour de l’anneau, chacun tenant une ficelle. Adapter la distance et la disposition en fonction des capacités de chacun (assis, debout, en fauteuil). Étape 1 : découverte et manipulation Inviter les enfants à tirer doucement sur les ficelles pour observer les effets sur l’anneau. L’adulte peut accompagner verbalement ou physiquement pour faire émerger l’intention d’action. L’objectif est de comprendre que chaque action individuelle a un effet sur l’objet commun. Étape 2 : coordination collective Encourager les enfants à coordonner leurs actions pour déplacer l’anneau dans une direction donnée. "On déplace tous l'anneau vers le plot jaune". Mettre en mots les actions : “on tire”, “on relâche”, “on va vers l’avant”. Amener progressivement le groupe à positionner l’anneau au-dessus du plot, puis à le déposer dessus. Variantes Adapter la longueur des ficelles (plus courtes = plus de contrôle, plus longues = plus de difficulté). Modifier la hauteur du plot. Le remplacer par une bouteille par exemple. Réduire ou augmenter le nombre de participants.   Activité élaborée par Alice Ollivier , ergothérapeute au Centre des Possibles, article rédigé par Léa Février , enseignante

  • Questionnaire interactif : les Noums

    Description  : Les Noums  sont des petits personnages créés pour aider les enfants à comprendre les mathématiques de manière ludique. Chaque nombre est représenté par un personnage avec une personnalité et une couleur spécifiques. Cela permet aux enfants de se familiariser avec les chiffres comme s'il s'agissait de petits amis avec lesquels ils interagissent. L'auteur Jean-Charles Pettier les a mis en scène dans des petites histoires très courtes et rythmées. Chaque livre propose une nouvelle aventure dans l’univers des Noums, avec des situations qui poussent les personnages à trouver des solutions créatives face à leurs défis. Objectifs : Ces petits livres n'ont pas pour objectif principal l'apprentissage des mathématiques, mais ils sont excellents pour permettre aux enfants de mieux connaître les personnages, ce qui contribue à renforcer leur motivation lors des séances de mathématiques. De plus, la lecture de ces histoires, accompagnée d'un questionnaire, vise à développer les compétences de compréhension de nos élèves : Identifier les personnages principaux et leurs actions. Répondre à des questions simples sur le texte. Comprendre des mots nouveaux en contexte. Matériel : Les livres des Noums Les questionnaires interactifs --> Le lien vers les questionnaires, en bas de l'article 👇 Déroulement : Après avoir lu et relu l'histoire, nos élèves sont désormais prêts à répondre au questionnaire. Les questions, au nombre de cinq pour chaque questionnaire, sont issues du "Rallye Lecture des Noums" conçu par l'excellente blogueuse "Chat noir". Merci à elle ! Nous avons enrichi ce questionnaire en y ajoutant de l'interactivité grâce à l'application Genially, qui, comme son nom l'indique, est vraiment géniale ! Chaque bonne réponse déclenche une petite animation, un renforcement positif qui motive grandement les élèves à bien répondre. Nous y avons également intégré des pictogrammes et un accompagnement sonore afin de multiplier les modes d'accès pour nos élèves. L'intérêt majeur de cette application réside aussi dans sa multimodalité puisque nos questionnaires peuvent être utilisés : en groupe classe avec un VPI, en individuel, sur tablette, avec réponse par pointage pour nos élèves à besoin spécifique. en individuel avec une réponse par commande oculaire pour les élèves ayant des difficultés de pointage. Il est aussi possible d'ajouter à ces modalités, le langage des signes, ainsi qu'une bande de communication avec les trois couleurs pour optimiser la réponse de l'enfant. Les 10 questionnaires interactifs sont par ici 👇 Un est le roi des froussards Deux est sympa Le trésor de Trois Quatre est un champion L'expédition de Cinq Six est un sacré blagueur Sept a toujours un plan Huit est bizarre Neuf mange tout Dix fait une Boum

  • Faire des blagues pour le 1er avril : la cocotte poisson d'avril

    Champ de compétence : Acquérir les premiers outils pour structurer sa pensée : les nombres. Développer le langage oral Description :   Le 1er avril approche… et avec lui les célèbres blagues du Poisson d’avril ! À cette occasion, le Centre Ressources ScoPoly vous propose une activité ludique et inclusive : la cocotte Poisson d’avril. Cette cocotte permet à une personne, même non verbale, de réaliser des blagues tout au long de cette journée festive. Objectifs : Faire des choix et les communiquer Développer la motricité fine des doigts Rythmer la comptine numérique grâce à l’ouverture et la fermeture de la cocotte Favoriser les interactions sociales autour d’une activité ludique Matériel : La cocotte poissons d'avril - à télécharger Les outils pour communiquer (symboles, nombres) - à télécharger Des poissons à accrocher - à télécharger Le flipbook et les pictogrammes pour élaborer des blagues - à télécharger Du matériel pour les blagues : ficelle, post-it, confettis, papier toilette, etc... Préparation : Compléter la cocotte avec des blagues : Ecrire une blague dans chaque partie blanche de la cocotte. Voici quelques idées de blagues à adapter à votre structure : Choisis une blague à coller sur un poisson, puis colle le dans le dos de quelqu’un. Choisis une voiture sur le parking et fais un petit dessin dessus. Mets du papier toilette sur le bureau de ... Colle des gommettes sur l'ordinateur de ... Mets des confettis dans la glacière d’un copain. Décore un poisson d’avril avec des gommettes, puis colle-le dans le dos de quelqu’un. Réalise le maquillage de ton accompagnant. etc... Vous pouvez aussi utiliser le flipbook (explications ci-dessous) pour construire des blagues avec les jeunes polyhandicapés. Fabriquer la cocotte : Découper la cocotte. Plier la feuille en deux dans la longueur. Plier ensuite la feuille en deux dans l'autre sens. Déplier la feuille et la retourner. Ramener chaque coin vers le centre. Retourner à nouveau la feuille. Ramener encore chaque coin vers le centre. Glisser vos doigts à travers les trous. Votre cocotte est prête à être utilisée. Préparer les outils pour communiquer : Découper les poissons, chiffres et symboles. Prévoir une réglette de communication pour les personnes avec un pointage digital et un cadre de communication pour les personnes qui communiquent par pointage visuel. Déroulement : Faire choisir un nombre par la personne polyhandicapée. Faire choisir le nombre par pointage digital ou par pointage oculaire via un cadre de communication. Ce nombre correspond au nombre d'ouvertures que vous réalisez avec la cocotte en l'ouvrant alternativement de haut en bas puis de droite à gauche. cadre de communication pour le pointage visuel Pour travailler la motricité des doigts et la numération, vous pouvez faire ouvrir et fermer la cocotte par le jeune aidé de son accompagnant. À la fin du décompte, 4 symboles apparaissent. La personne choisit son symbole parmi les 4 apparus : utiliser pour cela une réglette ou un cadre de communication. Soulevez le symbole choisi pour découvrir la blague à réaliser ! "Des confettis dans le sac de la maitresse !" 🤫 Et si on inventait des blagues ! Pourquoi ne pas inverser les rôles ? Dans cette variante, la personne polyhandicapée choisit elle-même les blagues qui seront inscrites dans la cocotte. Pour l’y aider, vous pouvez utiliser le flipbook ou les pictogrammes (à télécharger). Ces supports permettent à la personne de composer sa blague en choisissant : un objet un lieu une personne Par exemple "placer une fausse araignée sur la chaise de Stéphanie ." Il est également possible de placer les objets dans une boîte afin que la personne puisse les choisir directement par manipulation. Amusez-vous bien ! Documents : Outil réalisé par Laura Cobigo , enseignante spécialisée du "Centre des Possibles et Léa Février , enseignante.

  • Parler de son week-end grâce à la CAA

    Le week-end, c’est un temps à part, pour sortir du cadre, vivre des moments en famille, découvrir, se reposer… Mais pour les enfants et adolescents en situation de polyhandicap, raconter ce qu’ils ont vécu n’est pas toujours évident sans un soutien adapté. Grâce à la Communication Alternative et Améliorée (CAA), le week-end ne se résume plus à un silence le lundi matin : il devient une expérience racontée et reconnue. Pourquoi des supports CAA pour parler du week-end ? Le retour de week-end est un moment clé qui permet de travailler : Le langage et la structuration du récit L’expression des émotions et des préférences La mémoire et la chronologie Le lien social avec les pairs et les adultes Dire ce que l’on a fait, avec qui, où, comment on s’est senti, ce qu’on a aimé ou non…Pour exprimer tout cela, des outils CAA bien pensés sont essentiels. Le tableau de langage assisté "week-end" Conçu par l’équipe du ScoPoly, ce tableau de langage assisté a été pensé pour soutenir les échanges autour du vécu du week-end. Sans être exhaustif, il permet néanmoins d'identifier les activités réalisées, de nommer les personnes présentes, d'exprimer ses ressentis, de dire ce qu’on a aimé ou pas aimé, de répondre à des questions simples, etc. Document : TLA réalisé par Léa Février , enseignante et chargée de mission au CR "ScoPoly"

  • Déguisements de carnaval : discrimination visuelle, langage, tri

    Champ de compétence : Mobiliser le langage oral Description : À l’occasion de la période du carnaval, ScoPoly vous propose un support pédagogique modulable permettant de mettre en place de nombreuses activités autour de ce thème festif. Les cartes représentent un même personnage décliné avec différents accessoires (chapeau, lunettes, masque, nœud papillon…), offrant ainsi une grande variété de combinaisons visuelles. Ce matériel constitue un excellent outil pour travailler un large éventail de compétences cognitives, perceptives et langagières. Il permet aussi bien de proposer des activités de discrimination visuelle, de logique, de tri et de catégorisation, que des activités centrées sur la compréhension de consignes, la description ou encore la capacité à répondre à des questions fermées. Matériel : Les cartes personnages - à télécharger 👇 Le flipbook de l'activité - à télécharger 👇 Les pictogrammes de l'activité - à télécharger 👇 Les bandes consignes - à télécharger 👇 Un codage oui/non Déroulement : Activité 1 : Discrimination visuelle Objectif : Discriminer visuellement des éléments proches Les cartes proposées constituent un excellent support pour travailler la discrimination visuelle, c’est-à-dire la capacité à repérer et associer deux éléments strictement identiques au sein d’un ensemble. Pour mettre en place cette activité, il est recommandé d’imprimer chaque personnage en double afin de constituer des paires. Vous disposez ensuite plusieurs cartes dans le champ visuel de l’enfant. Pour cela, l’utilisation d’un support incliné peut faciliter l’exploration du regard. Le principe de l’activité est de présenter un personnage-modèle à l’élève et de l’inviter à retrouver son identique parmi plusieurs autres personnages. Le niveau de difficulté peut être ajusté en fonction du nombre de cartes présentées simultanément et du degré de similarité entre elles. Pour une entrée progressive dans cette compétence, vous pouvez vous orienter vers la mallette "découvrir le pareil et le différent"  permettant d’amorcer plus en douceur le travail de discrimination visuelle. Activité 2 : Trier à partir d’un critère Objectifs : Trier des objets selon un critère - comprendre et utiliser le vocabulaire des couleurs, des formes et des accessoires. Cette activité vise à identifier une caractéristique précise et à sélectionner les personnages qui correspondent à ce critère. Dans un premier temps, l’adulte annonce clairement le critère de tri en montrant le pictogramme associé. Par exemple : "Cherche les personnages qui portent un nœud papillon." On présente ensuite les personnages un par un à l’élève. Pour chacun, il est invité à indiquer s’il correspond ou non au critère énoncé. Si le personnage porte un nœud papillon, il est placé dans une boîte. S’il ne correspond pas, il est mis de côté. Selon les possibilités motrices et communicationnelles de l’enfant, la réponse peut prendre différentes formes : pointage du doigt, pointage du regard, contacteur, pictogramme « oui/non ». Il est également possible de complexifier légèrement la tâche en présentant plusieurs personnages simultanément sur une bande ou un cadre de communication. L’enfant est alors invité à pointer ou désigner tous les personnages correspondant au critère "nœud papillon". Dans un second temps, le niveau de difficulté peut être augmenté en introduisant un critère plus précis, par exemple : "Tous les personnages qui portent un nœud papillon rayé", "Tous ceux qui portent un chapeau de pirate". Activité 3 : Trier à partir de deux critères Objectifs :  Trier selon deux critères simultanés - Comprendre et utiliser le vocabulaire des accessoires - Développer la flexibilité cognitive et l’inhibition (ne pas répondre impulsivement). Dans la continuité du travail précédent, il est possible de complexifier la tâche en demandant à l’élève de trier les personnages selon deux critères simultanés . Par exemple : "les personnages qui portent un nœud papillon et un chapeau." Deux personnages sont présentés à l'élève qui doit identifier celui qui répond aux deux conditions en même temps. Un personnage portant uniquement un chapeau, ou uniquement un nœud papillon, ne correspond pas au critère et ne doit donc pas être sélectionné. La difficulté peut être modulée en jouant sur le nombre de personnages présentés. Activité 4 : Travailler la négation Objectifs : Comprendre et utiliser le vocabulaire des accessoires - Comprendre la négation. Lorsque les activités de tri sont bien comprises, il est possible d’augmenter progressivement la difficulté en introduisant la notion de négation. Cette compétence demande à l’élève de ne plus seulement identifier une caractéristique présente, mais de repérer une caractéristique absente. Plusieurs types d'activité sont possibles : proposer un seul personnage et demander à l'élève de choisir entre deux pictogrammes : celui de l'accessoire et celui de l'accessoire barré. réaliser une activité de tri en triant tous les personnages qui n'ont pas de lunettes par exemple. chercher, parmi 2 ou 3 personnages, celui qui n'a pas la caractéristique retenue. L’adulte formule alors la consigne en mettant en évidence la négation, par exemple : "Trouve le garçon qui n'a pas de lunettes ." ou pour corser encore la consigne " Trouve le garçon avec un tee-shirt rouge et pas de lunettes ." Pour chacune de ces activités, deux modalités sont possibles : utiliser les pictogrammes barrés en les plaçant sur une bande consigne. utiliser le support dédié dans lequel la négation est explicitement indiquée sur le verbe "avoir". Activité 5 : Classer Objectifs : Comprendre et utiliser le vocabulaire des accessoires - Classer des éléments dans des catégories définies. Contrairement au tri, qui consiste à sélectionner uniquement les personnages correspondant à un ou plusieurs critères, l’activité de classement demande d’attribuer chaque personnage à une catégorie précise . Tous les éléments doivent donc être rangés au bon endroit. Cette tâche travaille davantage la catégorisation puisque l’élève ne peut pas laisser de côté un personnage : il doit choisir la catégorie qui lui correspond. Pour éviter toute surcharge cognitive ou confusion, il est important de proposer des catégories non ambiguës. On veillera notamment à ne pas présenter de personnages pouvant appartenir simultanément à plusieurs catégories. Un classement simple pourrait être : les personnages qui portent un masque, ceux qui portent un nœud papillon, ceux qui portent un chapeau, ceux qui portent des lunettes. Selon les capacités motrices et communicationnelles de la personne en situation de polyhandicap, plusieurs modalités de réponse peuvent être envisagées : pointage direct vers la catégorie choisie désignation par le regard des pictogrammes installés tout autour d'un cadre de communication validation à l’aide de contacteurs enregistreurs sur lesquels on aura enregistré les mots "nœud papillon", "lunettes", "chapeau", "masque". validation par un code oui/non en présentant chaque catégorie les unes après les autres. Activité 6 : Comprendre une description Objectifs : Comprendre et utiliser le vocabulaire des accessoires, des couleurs et des formes - Comprendre une description - Développer des stratégies d’élimination - Mobiliser la mémoire (retenir plusieurs indices). Cette activité consiste à retrouver un personnage précis parmi plusieurs, à partir d’une description comportant plusieurs indices. L’élève doit donc écouter, mémoriser et analyser différentes informations pour identifier le seul personnage correspondant exactement à l’énoncé. "Trouve le garçon qui porte un tee-shirt vert et des lunettes en forme d'étoiles." "Trouve le personnage qui porte un tee-shirt rouge et qui ne porte pas de lunettes." Cette tâche se rapproche du travail de tri à plusieurs critères. Toutefois, la différence essentielle réside dans le fait qu’ici un seul personnage correspond à la description complète. L’élève doit donc croiser l’ensemble des indices pour parvenir à la bonne réponse. Afin de garantir la réussite, il est indispensable d’avoir préalablement travaillé chaque critère séparément. L’enfant doit être en mesure de reconnaître et comprendre les couleurs, les formes ou motifs, les différents accessoires... L’adulte peut aider en segmentant les informations : "D’abord on cherche tous les personnages avec un tee-shirt vert et on élimine les autres." Comme dans les activités précédentes, la difficulté peut être modulée en jouant sur : le nombre de personnages présentés, le nombre d’indices dans la description, le degré de similarité entre les personnages. Activité 7 : Faire deviner son personnage Objectifs : Comprendre et utiliser le vocabulaire des couleurs, des formes et des accessoires - Répondre à des questions fermées (oui/non) - Mobiliser la mémoire (retenir les caractéristiques de son personnage). Dans cette dernière activité, l’enfant devient acteur du jeu. Il pioche un personnage (sans le montrer). L’adulte tente de deviner de quel personnage il s’agit en posant une série de questions. Pour soutenir cette démarche, on utilise le flipbook , qui permet de passer en revue de manière structurée l’ensemble des éléments descriptifs : accessoires, couleurs, motifs, etc. Cet outil permet de poser des questions fermées qui appellent une réponse par "oui" ou par "non", par exemple : "Quel déguisement porte le garçon ?" "Son tee-shirt est-il vert ?" La personne avec polyhandicap répond selon ses modalités de communication habituelles : regard dirigé vers un pictogramme « oui/non », geste vers la réponse, etc. Pour aller plus loin : La dernière activité peut constituer une excellente passerelle vers des jeux de société basés sur la recherche d’indices, l’élimination progressive et le questionnement. Ces jeux mobilisent des compétences similaires : observer des caractéristiques, formuler ou comprendre des questions, croiser plusieurs informations et déduire une réponse. Par exemple, vous pouvez proposer des jeux comme : Catch It ! qui demande de retrouver une carte à partir de plusieurs indices visuels Qui est-ce ? où l’on doit identifier un personnage en posant des questions successives Concept Kids qui repose sur la compréhension et la combinaison d’indices visuels. Documents : Outil réalisé et article rédigé par Léa Février,  enseignante

  • Carnaval est dans la rue : comptine en CAA

    Plongeons dans l’ambiance joyeuse du Carnaval à travers la chanson « Carnaval est dans la rue ». L’équipe de ScoPoly a conçu un support interactif sur Genially afin d’accompagner la compréhension orale et d’enrichir le vocabulaire des élèves autour de ce thème. Ce Genially propose la chanson complète adaptée avec des pictogrammes PCS Tobii Dynavox, ainsi que des questions de compréhension pour aider les élèves à accéder au sens et à mieux s’approprier les paroles. Objectifs : Développer son vocabulaire Développer son écoute Associer paroles et pictogrammes PCS Développer sa compréhension orale Répondre à des questions Matériel : Le Genially "Carnaval est dans la rue" Un écran (TBI, tablette, etc) Déroulement : Dans un premier temps, les élèves découvrent le vocabulaire en lien avec la comptine. La chanson est ensuite écoutée à plusieurs reprises, en s’appuyant sur les pictogrammes qui soutiennent chaque parole. Si besoin, le débit peut être ralenti afin de faciliter l’accès au sens. Vous pouvez retrouver les interprètes de la chanson en suivant le lien indiqué . Après ces temps d’écoute, les élèves réalisent une activité de compréhension sous forme de "vrai" ou "faux" à partir d’affirmations sur la comptine. Chaque réponse déclenche un retour sonore et visuel interactif, puis la bonne réponse est explicitée à l’aide d’un support illustré.   Activité réalisée par Audrey Boulogne , chargée de projet et communication et Léa Février , en seignante

  • Mon grand nœud papillon de Carnaval

    Le Carnaval est une fête joyeuse et haute en couleurs qui invite à la créativité. À cette occasion, ScoPoly vous propose de confectionner un grand nœud papillon décoratif. Grâce à une grande variété de matières, chaque jeune pourra personnaliser son nœud papillon en fonction de ses préférences sensorielles et visuelles. Il pourra ensuite contempler sa réalisation : le support transparent met en valeur les éléments choisis et crée un magnifique effet vitrail lumineux, particulièrement attrayant. Objectifs : Favoriser l’exploration tactile et visuelle Travailler la préhension (fine ou globale) Stimuler la capacité à déposer un objet de manière contrôlée Favoriser la coordination œil-main Exprimer et valoriser les choix personnels Renforcer l'acquisition de mots de vocabulaire : topologie, couleurs, motifs Matériel : Carton épais Gros scotch transparent Éléments décoratifs variés : paillettes, confettis, morceaux de papiers colorés prédécoupés, papier métallisé, boules de cotillons, petits pompons, sequins, gommettes, morceaux de laine, sable coloré, plumes, etc. Posca ou peinture acrylique Patron du nœud papillon (à télécharger 👇) Pictogrammes de l'activité (à télécharger 👇) Catalogue de motifs (à télécharger 👇) Déroulement : Préparation de l'activité : Fabriquer la base du nœud papillon : Découper un gros nœud papillon dans du carton et évider la partie centrale. Tendre du gros scotch sur la partie vide du nœud papillon. Placer les éléments décoratifs dans des plateaux peu profonds pour faciliter la prise. Optionnel : préparer un modèle pour faciliter la compréhension de l'activité. Exploration du matériel : Laisser un temps pour explorer le matériel : l'approcher du regard, le nommer, le faire toucher, décrire les couleurs et les textures. Choix de la décoration : Plusieurs possibilités permettent de laisser le jeune choisir la décoration qu'il souhaite pour son nœud papillon : On propose un élément décoratif et on attend une validation (par un sourire, un geste, un oui/non...). On procède ainsi pour chaque élément de décoration. On propose les pictogrammes de tous les éléments décoratifs et on attend que la personne réalise un choix par pointage visuel ou oculaire. Les pictogrammes sont téléchargeables ci-dessous 👇. On présente deux éléments de décoration à chaque fois et on attend la préférence de la personne. Les pictogrammes "à gauche", "à droite", "au milieu" (à télécharger ci-dessous👇) permettent ensuite à la personne de définir l'endroit où elle souhaite disposer les éléments. La touche finale : Pour sublimer ce nœud papillon déjà riche en couleurs, il est possible de personnaliser le contour en carton à l’aide de tampons, de peinture ou de feutres type Posca. Cette étape constitue également un temps privilégié de choix et d’expression : il est essentiel de permettre au jeune de sélectionner le matériel, les couleurs et les motifs qu’il souhaite utiliser. Afin de soutenir la prise de décision, nous mettons à disposition en téléchargement un « catalogue » de motifs variés ainsi que les pictogrammes couleurs. La réalisation peut ensuite s’adapter aux capacités motrices de chacun : soit l’accompagnant effectue le décor en respectant fidèlement les choix exprimés ; soit il guide ou soutient le geste du jeune afin de favoriser une participation active dans la réalisation. Documents :   Activité réalisée par les élèves du Centre des Possibles , article rédigé par Léa Février , en seignante

  • Chacun le sien : premières situations de distribution

    Champ de compétence : Acquérir les premiers outils mathématiques Description : "Chacun le sien" est une activité mathématique de distribution qui consiste à associer un élément à un autre élément. Cette activité trouve un écho dans de nombreuses situations du quotidien et constitue une première étape essentielle avant d’aborder d'autres notions mathématiques fondamentales. Objectifs : Réaliser une correspondance terme à terme Comprendre la quantité "un" Découvrir et comprendre le vocabulaire lié aux quantités : trop", "assez". Matériel : Figurines et accessoires Playmobil ou autre petits jouets Carte commande - à télécharger 👇 Déroulement : Distribuer dans la vie quotidienne : des situations vécues et concrètes Dans un premier temps, il est essentiel d’impliquer chaque jeune dans la réalisation de situations de distribution issues du quotidien : donner une part de gâteau à chaque personne lors d’un goûter, distribuer une carte à chaque joueur ou encore mettre un manteau sur chaque porte-manteau. Cette implication régulière dans des actions concrètes est fondamentale pour permettre à l’enfant de donner du sens aux notions de quantité. La correspondance terme à terme au quotidien : le porte-manteau Mettre en scène la distribution grâce au jeu symbolique Dans un second temps, il est pertinent de proposer des situations de distribution à partir de matériel de manipulation, en s’appuyant sur de petites mises en scène ou histoires, car c’est par le jeu que l’enfant est le plus facilement engagé dans l’action. Les histoires proposées sont à adapter au matériel disponible. Les petits personnages et animaux, tels que les figurines Playmobil sont particulièrement intéressants, car ils permettent de créer de nombreuses situations : distribuer un casque à chaque personnage, installer un cavalier sur chaque cheval, installer un personnage dans chaque voiture, etc. Pour commencer on dispose sur la table autant d’objets que de personnages. Les objets et personnages sont disposés de manière alignée, afin de faciliter visuellement la correspondance terme à terme. L'accompagnant réalise les premières distributions afin de faciliter la compréhension de la consigne. Lorsque vient le tour de l'élève, l'adulte énonce la consigne : "Donne un cheval à chaque cavalier." La consigne sous forme de pictogrammes PCS L'adulte prend un cheval et pose la question : "à qui je donne ce cheval ?". L'enfant pointe alors un des personnages qui n'a pas encore de cheval. Pour obtenir une réponse de la part des personnes qui ne peuvent pas pointer, vous pouvez procéder par balayage assisté en demandant "est-ce que je lui donne un cheval ?" en prenant chaque personnage les uns après les autres. "À qui je donne ce cheval ? à lui ?" L'élève répond par oui ou non Et lorsque l'élève se trompe ? S'il se trompe en montrant un personnage qui a déjà un cheval. On fait observer l'erreur en plaçant le personnage sur le cheval et on la verbalise en s'appuyant sur le pictogramme "avoir" : "Regarde, ce personnage a déjà un cheval. " Il est également possible de placer un pictogramme "avoir" devant chaque binôme déjà réalisé pour aiguiller d'avantage. Comprendre que la distribution est terminée : introduire le pictogramme « fini » Lorsque les étapes précédentes sont bien consolidées, on peut proposer les mêmes situations en ajoutant volontairement plus d’accessoires que de personnages. A chaque nouvel animal distribué, l'adulte demande si la distribution est terminée (pictogramme fini) ou s'il faut continuer la distribution (pictogramme encore). Le jeune doit alors comprendre que lorsque chaque personnage possède un objet, alors la distribution est terminée même s’il reste des éléments sur la table. Pour cette étape, nous vous proposons d'utiliser une carte commande ou un cadre de communication avec les pictogrammes "continuer/encore", "finir" et "oups" (pour que le jeune ait la possibilité de revenir sur son choix en cas d'erreur !) L’adulte peut s’appuyer sur ce moment pour mettre des mots sur la situation et introduire progressivement le vocabulaire mathématique « trop » et « assez ». Il y a trop de chevaux Aller plus loin : Par la suite, il est possible de diversifier les situations en proposant des objets comportant plusieurs "places" à remplir. Visuellement, l’enfant perçoit un seul objet, mais celui-ci contient en réalité plusieurs emplacements distincts, comme une boîte d’œufs à compléter ou un véhicule disposant de places bien définies. Il est également possible de proposer des situations dans lesquelles l’enfant distribue deux ou trois objets par personnage. 1 seule voiture, 4 places à remplir Adaptations : Pour les jeunes qui en ont besoin, la distribution peut être partiellement amorcée par l’adulte  : celui-ci commence l’action, puis laisse l’enfant terminer la distribution. Varier le nombre d'éléments : plus le nombre d’objets de chaque collection augmente, plus la situation devient exigeante. un seul bus, 10 places à remplir, ça se complique ! Documents : Outil réalisé et article rédigé par Léa Février,  enseignante

bottom of page