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RÉSULTATS DE RECHERCHE

136 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Carnaval est dans la rue : comptine en CAA

    Plongeons dans l’ambiance joyeuse du Carnaval à travers la chanson « Carnaval est dans la rue ». L’équipe de ScoPoly a conçu un support interactif sur Genially afin d’accompagner la compréhension orale et d’enrichir le vocabulaire des élèves autour de ce thème. Ce Genially propose la chanson complète adaptée avec des pictogrammes PCS Tobii Dynavox, ainsi que des questions de compréhension pour aider les élèves à accéder au sens et à mieux s’approprier les paroles. Objectifs : Développer son vocabulaire Développer son écoute Associer paroles et pictogrammes PCS Développer sa compréhension orale Répondre à des questions Matériel : Le Genially "Carnaval est dans la rue" Un écran (TBI, tablette, etc) Déroulement : Dans un premier temps, les élèves découvrent le vocabulaire en lien avec la comptine. La chanson est ensuite écoutée à plusieurs reprises, en s’appuyant sur les pictogrammes qui soutiennent chaque parole. Si besoin, le débit peut être ralenti afin de faciliter l’accès au sens. Vous pouvez retrouver les interprètes de la chanson en suivant le lien indiqué . Après ces temps d’écoute, les élèves réalisent une activité de compréhension sous forme de "vrai" ou "faux" à partir d’affirmations sur la comptine. Chaque réponse déclenche un retour sonore et visuel interactif, puis la bonne réponse est explicitée à l’aide d’un support illustré.   Activité réalisée par Audrey Boulogne , chargée de projet et communication et Léa Février , en seignante

  • Mon grand nœud papillon de Carnaval

    Le Carnaval est une fête joyeuse et haute en couleurs qui invite à la créativité. À cette occasion, ScoPoly vous propose de confectionner un grand nœud papillon décoratif. Grâce à une grande variété de matières, chaque jeune pourra personnaliser son nœud papillon en fonction de ses préférences sensorielles et visuelles. Il pourra ensuite contempler sa réalisation : le support transparent met en valeur les éléments choisis et crée un magnifique effet vitrail lumineux, particulièrement attrayant. Objectifs : Favoriser l’exploration tactile et visuelle Travailler la préhension (fine ou globale) Stimuler la capacité à déposer un objet de manière contrôlée Favoriser la coordination œil-main Exprimer et valoriser les choix personnels Renforcer l'acquisition de mots de vocabulaire : topologie, couleurs, motifs Matériel : Carton épais Gros scotch transparent Éléments décoratifs variés : paillettes, confettis, morceaux de papiers colorés prédécoupés, papier métallisé, boules de cotillons, petits pompons, sequins, gommettes, morceaux de laine, sable coloré, plumes, etc. Posca ou peinture acrylique Patron du nœud papillon (à télécharger 👇) Pictogrammes de l'activité (à télécharger 👇) Catalogue de motifs (à télécharger 👇) Déroulement : Préparation de l'activité : Fabriquer la base du nœud papillon : Découper un gros nœud papillon dans du carton et évider la partie centrale. Tendre du gros scotch sur la partie vide du nœud papillon. Placer les éléments décoratifs dans des plateaux peu profonds pour faciliter la prise. Optionnel : préparer un modèle pour faciliter la compréhension de l'activité. Exploration du matériel : Laisser un temps pour explorer le matériel : l'approcher du regard, le nommer, le faire toucher, décrire les couleurs et les textures. Choix de la décoration : Plusieurs possibilités permettent de laisser le jeune choisir la décoration qu'il souhaite pour son nœud papillon : On propose un élément décoratif et on attend une validation (par un sourire, un geste, un oui/non...). On procède ainsi pour chaque élément de décoration. On propose les pictogrammes de tous les éléments décoratifs et on attend que la personne réalise un choix par pointage visuel ou oculaire. Les pictogrammes sont téléchargeables ci-dessous 👇. On présente deux éléments de décoration à chaque fois et on attend la préférence de la personne. Les pictogrammes "à gauche", "à droite", "au milieu" (à télécharger ci-dessous👇) permettent ensuite à la personne de définir l'endroit où elle souhaite disposer les éléments. La touche finale : Pour sublimer ce nœud papillon déjà riche en couleurs, il est possible de personnaliser le contour en carton à l’aide de tampons, de peinture ou de feutres type Posca. Cette étape constitue également un temps privilégié de choix et d’expression : il est essentiel de permettre au jeune de sélectionner le matériel, les couleurs et les motifs qu’il souhaite utiliser. Afin de soutenir la prise de décision, nous mettons à disposition en téléchargement un « catalogue » de motifs variés ainsi que les pictogrammes couleurs. La réalisation peut ensuite s’adapter aux capacités motrices de chacun : soit l’accompagnant effectue le décor en respectant fidèlement les choix exprimés ; soit il guide ou soutient le geste du jeune afin de favoriser une participation active dans la réalisation. Documents :   Activité réalisée par les élèves du Centre des Possibles , article rédigé par Léa Février , en seignante

  • Chacun le sien : premières situations de distribution

    Champ de compétence : Acquérir les premiers outils mathématiques Description : "Chacun le sien" est une activité mathématique de distribution qui consiste à associer un élément à un autre élément. Cette activité trouve un écho dans de nombreuses situations du quotidien et constitue une première étape essentielle avant d’aborder d'autres notions mathématiques fondamentales. Objectifs : Réaliser une correspondance terme à terme Comprendre la quantité "un" Découvrir et comprendre le vocabulaire lié aux quantités : trop", "assez". Matériel : Figurines et accessoires Playmobil ou autre petits jouets Carte commande - à télécharger 👇 Déroulement : Distribuer dans la vie quotidienne : des situations vécues et concrètes Dans un premier temps, il est essentiel d’impliquer chaque jeune dans la réalisation de situations de distribution issues du quotidien : donner une part de gâteau à chaque personne lors d’un goûter, distribuer une carte à chaque joueur ou encore mettre un manteau sur chaque porte-manteau. Cette implication régulière dans des actions concrètes est fondamentale pour permettre à l’enfant de donner du sens aux notions de quantité. La correspondance terme à terme au quotidien : le porte-manteau Mettre en scène la distribution grâce au jeu symbolique Dans un second temps, il est pertinent de proposer des situations de distribution à partir de matériel de manipulation, en s’appuyant sur de petites mises en scène ou histoires, car c’est par le jeu que l’enfant est le plus facilement engagé dans l’action. Les histoires proposées sont à adapter au matériel disponible. Les petits personnages et animaux, tels que les figurines Playmobil sont particulièrement intéressants, car ils permettent de créer de nombreuses situations : distribuer un casque à chaque personnage, installer un cavalier sur chaque cheval, installer un personnage dans chaque voiture, etc. Pour commencer on dispose sur la table autant d’objets que de personnages. Les objets et personnages sont disposés de manière alignée, afin de faciliter visuellement la correspondance terme à terme. L'accompagnant réalise les premières distributions afin de faciliter la compréhension de la consigne. Lorsque vient le tour de l'élève, l'adulte énonce la consigne : "Donne un cheval à chaque cavalier." La consigne sous forme de pictogrammes PCS L'adulte prend un cheval et pose la question : "à qui je donne ce cheval ?". L'enfant pointe alors un des personnages qui n'a pas encore de cheval. Pour obtenir une réponse de la part des personnes qui ne peuvent pas pointer, vous pouvez procéder par balayage assisté en demandant "est-ce que je lui donne un cheval ?" en prenant chaque personnage les uns après les autres. "À qui je donne ce cheval ? à lui ?" L'élève répond par oui ou non Et lorsque l'élève se trompe ? S'il se trompe en montrant un personnage qui a déjà un cheval. On fait observer l'erreur en plaçant le personnage sur le cheval et on la verbalise en s'appuyant sur le pictogramme "avoir" : "Regarde, ce personnage a déjà un cheval. " Il est également possible de placer un pictogramme "avoir" devant chaque binôme déjà réalisé pour aiguiller d'avantage. Comprendre que la distribution est terminée : introduire le pictogramme « fini » Lorsque les étapes précédentes sont bien consolidées, on peut proposer les mêmes situations en ajoutant volontairement plus d’accessoires que de personnages. A chaque nouvel animal distribué, l'adulte demande si la distribution est terminée (pictogramme fini) ou s'il faut continuer la distribution (pictogramme encore). Le jeune doit alors comprendre que lorsque chaque personnage possède un objet, alors la distribution est terminée même s’il reste des éléments sur la table. Pour cette étape, nous vous proposons d'utiliser une carte commande ou un cadre de communication avec les pictogrammes "continuer/encore", "finir" et "oups" (pour que le jeune ait la possibilité de revenir sur son choix en cas d'erreur !) L’adulte peut s’appuyer sur ce moment pour mettre des mots sur la situation et introduire progressivement le vocabulaire mathématique « trop » et « assez ». Il y a trop de chevaux Aller plus loin : Par la suite, il est possible de diversifier les situations en proposant des objets comportant plusieurs "places" à remplir. Visuellement, l’enfant perçoit un seul objet, mais celui-ci contient en réalité plusieurs emplacements distincts, comme une boîte d’œufs à compléter ou un véhicule disposant de places bien définies. Il est également possible de proposer des situations dans lesquelles l’enfant distribue deux ou trois objets par personnage. 1 seule voiture, 4 places à remplir Adaptations : Pour les jeunes qui en ont besoin, la distribution peut être partiellement amorcée par l’adulte  : celui-ci commence l’action, puis laisse l’enfant terminer la distribution. Varier le nombre d'éléments : plus le nombre d’objets de chaque collection augmente, plus la situation devient exigeante. un seul bus, 10 places à remplir, ça se complique ! Documents : Outil réalisé et article rédigé par Léa Février,  enseignante

  • Découvrir le pareil et le différent

    Champ de compétence : Acquérir les premiers outils logico-mathématiques Description : Les notions de "pareil" et "différent" représentent une étape clé dans la construction de la pensée logique chez l’enfant. Elles posent les bases de compétences cognitives essentielles : classer, comparer, catégoriser. Ces apprentissages préparent progressivement à des activités plus complexes, comme les comparaisons mathématiques, le repérage de formes et de couleurs, ou encore les jeux de discrimination visuelle qui stimulent l’attention et la mémoire. Objectifs : Comprendre et utiliser les notions "pareil / même" et "différent" Comparer des objets selon différents critères (forme, couleur, taille, matière…) Enrichir son vocabulaire avec de nouveaux pictogrammes (pareil, différent) Matériel : Objets du quotidien très contrastés puis de plus en plus proches Photos des objets Pictogrammes "pareil / même" et "différent" – à télécharger 👇 Pictogrammes PCS Tobii Dynavox Déroulement : 1. Comparer des objets strictement identiques et différents On commence par présenter à l’enfant deux objets strictement identiques. L’adulte verbalise et modélise l’action en s’appuyant sur des pictogrammes : "Ils sont pareils". Cette démonstration permet d’associer le mot oral, le pictogramme et les objets. Puis, la même démarche est reproduite avec deux objets volontairement très différents afin de mettre en évidence la notion opposée : "Ils sont différents". Cette phase de modélisation par l’adulte est essentielle. Elle introduit le vocabulaire et clarifie les attentes de l’activité. Une fois cette étape réalisée, l'enfant est invité à réaliser l'exercice lui-même. À ce stade, il n’y a aucune ambiguïté perceptive, les objets ne présentent aucune similarité, ce qui permet à l’enfant d’entrer dans la notion sans surcharge cognitive. 2. Comparer 2 images Lorsque l’enfant maîtrise bien la discrimination entre objets réels, l’activité peut progressivement évoluer vers la comparaison d’images. Il apprend ainsi à transférer ses capacités d’observation vers des supports visuels plus abstraits. Il est préférable de choisir des images bien contrastées, sans arrière-plan. Les jeux de type memory conviennent particulièrement à ce genre d’activité. Des images à comparer sont également disponibles en téléchargement. 👇 3. Comparer un objet et la photo de cet objet On poursuit ensuite avec la comparaison entre un objet réel et sa photographie. Cette situation est particulièrement riche sur le plan cognitif. Elle permet de travailler la notion de représentation, d’établir un lien entre le réel et son image, et d’amorcer des compétences d’abstraction indispensables pour les apprentissages futurs. 4. Comparer des objets avec plus de similarités Lorsque la notion commence à être comprise, on propose des objets plus proches visuellement (même couleur, taille, forme...) Cette étape permet d’affiner ses compétences d'observation. Des objets de même couleur, forme, taille ou fonction, ça se complique ! 5. Associer selon un critère commun : On peut ensuite amener l’enfant vers des activités d’association basées sur un critère spécifique, comme la couleur, la forme ou encore l’identification d’un même objet présenté sous des apparences différentes (par exemple deux chapeaux de styles variés). Ces situations sollicitent une analyse plus fine et représentent un niveau de complexité supérieur. Il est donc important de les introduire de manière progressive, en proposant de nombreuses répétitions et un guidage clair afin de favoriser la réussite. "Ces objets sont pareils car ils ont tous la même forme. Ce sont tous des boules. Je rajoute un objet qui est différent, il n'a pas la même forme. Peux-tu me dire lequel ?" "Ces objets sont tous rouges, sauf un qui est différent. Peux-tu me dire lequel ?" Vous pouvez retrouver les pictogrammes utilisés dans le porte-clé mathématiques ScoPoly . Pour aller plus loin : De nombreux jeux du commerce permettent également de travailler ces compétences d'une manière différente : les jeux de discrimination sensoriel : le mémory tactile, un jeu des odeurs fabriqué en diy , etc. des jeux de discrimination visuelle : rafle de chaussette, les jeux de dominos, les mémory, etc... Documents : Outil réalisé et article rédigé par Léa Février,  enseignante

  • Galette des rois

    En ce mois de janvier, nous vous proposons une recette de galette des rois, à la mode CAA. Miam, miam ! Objectif : Découvrir différents objets techniques usuels (balance, couteau, fouet...) Réaliser des mesures avec différents étalons (verre, pot de yaourt) Enrichir son vocabulaire de nouveaux mots Décrypter et suivre une recette Dénombrer des petites quantités Lire un nombre Matériel : La recette à télécharger Les ingrédients de la recette Un four Des ustensiles de cuisine Pour accompagner les échanges lors de ce moment convivial, vous pouvez également vous appuyer sur le tableau de langage assisté spécial épiphanie, conçu par Poetic’tek et disponible dans son drive . Bonne dégustation ! Documents :

  • Recette de crêpes

    Le 2 février, c'est la chandeleur, et nous, en bons bretons que nous sommes, les crêpes, on adore ! Voici la recette des crêpes, avec toujours les pictogrammes associés. Objectif : Découvrir différents objets techniques usuels (balance, couteau, fouet...) Réaliser des mesures avec différents étalons (verre, pot de yaourt) Enrichir son vocabulaire de nouveaux mots Décrypter et suivre une recette Dénombrer des petites quantités Lire un nombre (constellation de dé) Matériel : La recette à télécharger Les ingrédients de la recette Une poêle et une plaque Des ustensiles de cuisine Pour accompagner les échanges lors de ce moment convivial, vous pouvez également vous appuyer sur le tableau de langage assisté spécial Chandeleur, conçu par Poetic’tek et disponible dans son drive . Bonne dégustation ! Documents : Article et activité élaborés par Léa Février , chargée de mission, enseignante

  • Motricité en posture ventrale

    Compétences Agir, s’exprimer, comprendre à travers les activités physiques : - adapter ses équilibres et ses déplacements à des environnements ou des contraintes variés - agir dans l'espace, dans la durée et sur les objets. Description Cette activité est une proposition sensorimotrice, ludique et évolutive, visant à stimuler la motricité globale, la coordination et la posture des enfants et adolescents polyhandicapés. Elle se réalise sur un cylindre de motricité ou un module équivalent. Dans un environnement sécurisé et bienveillant, le jeune explore différents mouvements – avancer, se pencher, saisir, déplacer – tout en maintenant son équilibre et en adaptant son geste à une consigne donnée. Cette activité peut être mise en œuvre en séance d’ergothérapie, en classe spécialisée, en établissement ou à domicile en s’adaptant aux capacités, au tonus et aux besoins sensoriels de chaque enfant. Objectifs Renforcer l’équilibre postural en appui ventral. Consolider le maintien de la nuque. Optimiser la mobilité des membres supérieurs (épaule, coude, poignet, main). Développer la préhension et la manipulation d’objets ainsi que la coordination œil-main. Favoriser la motricité globale : déplacements, appuis, transferts de poids. Soutenir la latéralisation (droite/gauche) et la perception visuo-spatiale (cible, distance, couleur). Matériel Cylindre en mousse Tapis de sol pour la sécurité et le confort. Plots et barres de motricité pour créer un petit porche Objets à saisir : balles, cubes, figurines, véhicules miniatures, objets sensoriels (mous, texturés, sonores). Boîtes, paniers, cerceaux Contacteur enregistreur (Buzzer) ou autres objets sonores pour la motivation et la validation de l’action. Déroulement Installation sécurisée   Placer l’enfant sur le cylindre (avec ou sans aide selon ses besoins). À partir de cette position, il explore plusieurs actions. Étape 1 : Effectuer un mouvement de balancier d'avant en arrière pour passer sa tête sous un petit porche. Cette étape permet d'effectuer un transfert d'appui entre les membres supérieurs et les membres inférieurs. Étape 2 : Saisir des objets variés posés au sol - Cette étape, qui oblige la personne à s'appuyer sur une main pour lever l'autre main, induit volontairement un déséquilibre postural, sollicitant les réactions d’ajustement et de stabilisation. Il est possible de placer les objets devant ou sur les côtés de l’enfant permettant de travailler les transferts de poids et la coordination œil main. Étape 3 : Déplacer les objets selon différentes consignes : Une fois que la personne a saisi un objet, l'accompagnant vient proposer de déplacer cet objet vers une cible. Les déplacements peuvent être : homolatéral  : du même côté que la main ayant saisi l’objet. controlatéral  : vers le côté opposé. Pour motiver à l'action, on scénarise et on utilise des objets variés et ludiques : une petite voiture qui rejoint un garage - une grenouille qui rejoint sa mare - des objets sensoriels. Variantes : Cette activité est d'autant plus intéressante qu'elle permet de multiples variantes : 1- variantes motrices : Écarter davantage les objets à ramasser afin de favoriser une bascule latérale du tronc. Changer l'objet sur lequel le jeune est allongé : cylindre de différents diamètres - ballon cacahuète - tabouret bas. Proposer des cibles verticales pour un travail à hauteur. 2- variantes cognitives : Associer la consigne à une reconnaissance de couleur, de forme ou catégorie (dans cette configuration, on veillera à ce que la tâche cognitive ne soit pas trop complexe pour l'enfant, afin d'éviter une surcharge ou une situation de double tâche.) Quelles que soit les modalités proposées, chaque action et effort réalisé est valorisé : applaudissements, félicitations, son, musique …   Activité rédigée par Léa Février , enseignante et Anaïs Berlingen , ergothérapeute

  • Structurer le temps grâce au Timer

    La notion de temps est abstraite et difficile à appréhender. Elle fait appel à plusieurs fonctions cognitives comme l’attention, la mémoire, la planification et les fonctions exécutives, qui sont souvent altérées chez les personnes polyhandicapées. Cela entraîne des difficultés à comprendre la durée des activités, à anticiper les événements et à s’adapter aux changements, rendant l’organisation de la journée et les temps d’attente particulièrement complexes. Il est donc essentiel de proposer à ces jeunes de nombreux repères temporels, à travers des rituels et des outils visuels adaptés. Le Timer est un minuteur visuel qui représente le temps sous forme de disque coloré qui disparaît progressivement. Contrairement à une horloge classique, il ne nécessite pas de savoir lire l’heure. Il s'agit d'un outil visuel et intuitif : on voit le temps “s’en aller”. Il peut être silencieux ou avec alarme. Un outil facilitateur d'apprentissages Son usage en milieu scolaire présente de nombreux bénéfices. Il facilite l'engagement dans la tâche (“on travaille jusqu’à ce que le rouge disparaisse”). Il aide l’élève à anticiper les transitions et limite ainsi les comportements d’opposition . Il rend les attentes plus supportables (tour de rôle, repas, soins…). Il permet de valoriser les efforts fournis : “tu as tenu jusqu’au bout”. Il diminue l’anxiété liée à l’imprévisibilité. En combinant ces différents apports, le Time Timer favorise une meilleure disponibilité de l’élève pour les apprentissages. Quelques conseils pour bien utiliser le time timer Il est essentiel d’annoncer clairement ce qui va se passer : on ne lance pas le Time Timer sans avoir expliqué au préalable l’activité associée et sa durée ("on travaille pendant 10 minutes", "on est dans la salle sensorielle pendant 30 minutes"). La durée doit être adaptée aux capacités d’attention et de concentration de la personne : il vaut mieux commencer par des temps courts et réussir que proposer des durées trop longues. Il est également important de rester cohérent : lorsque le timer est utilisé, il convient de respecter ce qu’il indique, sans prolonger ni écourter le temps sans explication. Le Time Timer doit être placé dans le champ visuel de la personne. Enfin, la fin du temps doit être valorisée : féliciter, nommer la réussite et souligner que la personne a "tenu jusqu’au bout". Les différents minuteurs visuels : Les minuteurs classiques Classique ne rime pas avec ennuyeux ! Il existe des timers pour tous les styles : sobres, ludiques ou gourmands, sans oublier les minuteurs animaux pour les plus jeunes. Nous mettons à votre disposition en téléchargement le porte-clé du time timer animaux utilisé par les élèves du Centre des Possibles, ainsi qu’un porte-clé vierge à personnaliser selon vos envies (gommettes, animaux, illustrations, etc.). Le minuteur tricolore Ce minuteur fonctionne avec un code couleur évolutif : vert au démarrage, orange lorsque le temps avance, puis rouge lorsque la fin de l’activité est proche, permettant ainsi de visualiser clairement le temps restant. ScoPoly vous propose également un support visuel pour ce type de minuteur : Les applications Il existe de nombreuses applications en ligne permettant de créer des minuteurs visuels et sonores adaptés aux besoins des jeunes accompagnés. En voici une liste non exhaustive : Le minuteur Gynzy , sobre et efficace, idéal pour une utilisation rapide en classe. Le minuteur ClassroomScreen , qui permet de visualiser le temps qui s’écoule à la fois sous forme de minutes et à travers un cercle qui se réduit progressivement. Le minuteur Éducajou , notre coup de cœur, car il est entièrement personnalisable et sonore. Il permet de choisir les couleurs ainsi que le son à la fin du temps écoulé : chant d’oiseau, musique, miaulement de chat, applaudissements, etc. Les autres outils utiles pour marquer le temps Le Time Timer n’est qu’un outil parmi d’autres. En fonction des besoins et des profils, différents supports peuvent être utilisés pour structurer le temps et les activités. Les sabliers sont adaptés aux durées courtes, généralement comprises entre 30 secondes et 10 minutes. La musique peut également servir de repère temporel : une chanson correspond à une durée donnée, et le changement s’effectue à l’arrêt de la musique. Les séquentiels permettent de décomposer une tâche ou un moment du quotidien en plusieurs étapes, à l’aide de photos ou de pictogrammes. Les emplois du temps : ils peuvent prendre différentes formes : tactiles, avec des objets référents pour chaque moment de la journée ; visuels, grâce à des pictogrammes ; ou sonores, à l’aide de signaux spécifiques marquant les temps clés. Enfin, les routines fixes constituent un repère temporel implicite, la répétition quotidienne favorisant la compréhension et l’anticipation. Conclusion Structurer le temps auprès des enfants et jeunes polyhandicapés ne relève pas d’un simple aspect organisationnel : c’est un levier essentiel de communication, de sécurité affective et de développement de l’autonomie. Grâce à sa lisibilité et à son impact visuel, le Time Timer constitue un outil particulièrement pertinent. Utilisé de manière adaptée, il rassure, organise, encourage la participation et aide l’enfant à mieux comprendre son environnement. Associé à d’autres supports (pictogrammes, objets référents, routines, aides sensorielles), il participe à la création d’un cadre clair, prévisible et bienveillant, indispensable au bien-être et aux apprentissages des jeunes en situation de polyhandicap.   Article rédigé par Léa Février , enseignante

  • Le flipbook numérique : un outil pour apprendre les nombres

    Compétences : Acquérir les premiers outils pour structurer sa pensée Description À travers cet article, le centre ressources "ScoPoly" vous propose un tutoriel détaillé pour créer votre propre flipbook de numération, un outil pédagogique low-tech conçu pour aider les élèves à faire le lien entre les différentes représentations d’un même nombre. Celui-ci a été pensé pour être visuellement attractif, épuré, sensoriel et accessible, y compris pour les personnes à motricité réduite. Des pictogrammes indiquent l’action à réaliser avec les feuillets, facilitant la compréhension et permettant à l’accompagnant d’exécuter l’action attendue. Cet outil accompagnera la personne polyhandicapée tout au long de l’apprentissage des premiers nombres jusqu’à 10. Il décline 5 représentations différentes d’un même nombre. Dans le document à télécharger, vous trouverez 10 types de représentations afin de choisir celles qui conviendront le mieux à la personne accompagnée. Des feuillets vierges sont également fournis pour coller des éléments en relief et personnaliser l’outil. Matériel Un grand calendrier Des feuilles de papier mousse Des scratchs (rugueux et doux) Du scotch noir Des anneaux de porte-clés Les feuillets du flipbook à télécharger Des petits éléments en relief (autocollants, objets de récupération…) De la colle chaude Des crayons window Une plastifieuse Une perforatrice La fabrication du flipbook : Étape 1 : Le support : Recouvrir le calendrier de scotch noir afin de masquer toutes les inscriptions et de créer un support contrasté. Marquer l’emplacement des anneaux, puis percer le calendrier à l’aide d’un tournevis ou d’un objet pointu. Étape 2 : Les mains Imprimer et découper la forme de la main. Utiliser ce modèle pour tracer les mains sur le papier mousse, puis les découper. Placer les scratchs rugueux sur les doigts Placer les scratchs doux sur la paume Attention au sens des mains : les pouces doivent être orientés vers l’extérieur Étape 3 : Les feuillets : Imprimer, découper et plastifier les feuillets présentant les différentes représentations des nombres : Les chiffres Les quantités imagées ou les feuillets vierges pour coller des éléments en volume Les constellations ou les quantités en bâtonnets Les doigts Les nombres écrits en lettres Pour renforcer l’aspect sensoriel : Recouvrir les chiffres avec des crayons Window Color  ou peinture en relief afin de créer une surépaisseur tactile. Coller sur les feuillets vierges des éléments en volume (autocollants en mousse, objets de récupération…) Perforer ensuite les feuillets pour pouvoir les assembler. Étape 4 : Les pictogrammes : Imprimer, découper et plastifier les pictogrammes de communication qui permettront à l’accompagnant d’exécuter l’action attendue, sous la commande de la personne polyhandicapée. pictogrammes PCS Étape 5 : L'assemblage : Passer les anneaux dans les trous des feuillets, puis dans ceux du calendrier. Coller les mains à la colle chaude Coller les pictogrammes aux emplacements choisis Comment utiliser le flipbook de numération ? Cet outil permet de soutenir l’apprentissage des nombres jusqu’à 10 et peut accompagner toute séance de mathématiques en lien avec la numération. Phase 1 : Découverte de l’outil : Dans un premier temps, le flipbook doit être utilisé comme support d’apprentissage à part entière. Il est essentiel que la personne découvre l’intérêt de l’outil, son fonctionnement et le sens des pictogrammes associés. Phase 2 : Manipulation guidée : Progressivement, on peut proposer à la personne : de retrouver deux quantités identiques représentées différemment d’associer une quantité à son écriture chiffrée de présenter à l'élève une quantité d'objets et de tourner les feuillets du flipbook pour présenter cette quantité de différentes manières. Toujours dans un objectif d'appropriation de l'outil, on veillera à commencer avec des quantités déjà connues de la personne, avant de proposer des quantités plus importantes. Lorsque le support est bien connu, le flipbook devient alors un véritable outil d’aide et peut accompagner toutes les situations d’apprentissage liées aux nombres. Documents :   Outil réalisé par Léa Février et Audrey Boulogne

  • Recette de coconut balls

    Compétences : Explorer le monde de la matière et des objets Partez à la découverte des saveurs exotiques avec les coconut balls, des petites bouchées sucrées, issues de l’univers gourmand de l'Asie. Une activité culinaire ludique qui invite à explorer de nouvelles textures et parfums, tout en stimulant le langage et l’autonomie. Objectif : Manipuler différents ustensiles de cuisine (bol, cuillère, balance…) Décrypter et suivre une recette simple Compter et mesurer de petites quantités Renforcer l’autonomie Sensibiliser à l’hygiène et à la sécurité en cuisine Enrichir le vocabulaire culinaire (rouler, verser, malaxer…) Développer les sens : toucher, odorat, goût Matériel : Les ingrédients de la recette : lait concentré, noix, de coco, chocolat, vanille Des ustensiles de cuisine La recette à télécharger 👇 Déroulement : Étape 1 : Découverte et enrichissement du vocabulaire Avant de commencer la recette, on prend le temps de présenter la noix de coco sous sa forme naturelle : on l’observe, on la touche, on la sent. Ce moment de découverte permet d’aborder un vocabulaire varié et de susciter l’envie de cuisiner. On peut également prolonger cette exploration en s’ouvrant à d’autres cultures, en découvrant de nouvelles saveurs et de nouveaux parfums également originaires d'Asie : à travers des livres, des objets ou encore des aliments, les enfants manipulent, sentent, observent et goûtent pour stimuler tous leurs sens. Étape 2 : Préparation des coconut balls À l’aide de la recette illustrée en pictogrammes, chacun suit les consignes pas à pas et participe à la préparation, avec ou sans l’aide d’un adulte. La collaboration et le partage sont au cœur de cette activité. Vient ensuite le façonnage : chaque enfant réalise ses boules de coco à sa manière, révélant sa propre créativité ! Étape 3 : Dégustation et expression orale Place au meilleur moment : la dégustation ! Chacun goûte sa création et exprime ses impressions : « C’est sucré », « Ça colle »... Un excellent moyen de mettre des mots sur ses sensations. Documents :

  • Décorations de Noël en fil chenille

    En ce début du mois de décembre, ne serait-il pas l'heure de décorer la classe ? Voici une sélection de décorations en fil chenille, faciles à réaliser avec des jeunes polyhandicapés et parfaites pour entrainer la motricité des doigts. Objectif : Saisir et maintenir un petit objet avec une prise bidigitale Déplacer sa main de la droite vers la gauche (ou de la gauche vers la droite pour les gauchers) Travailler la coordination œil-main Matériel : Des fils chenille de différentes couleurs Du scotch Petits anneaux ou rubans si l’objet doit être suspendu Déroulement : 1- Choisir deux couleurs : L’adulte propose plusieurs couleurs de fils chenilles afin que la personne fasse un choix parmi plusieurs. 2-Torsader les fils : pour aider à la manipulation, nous proposons plusieurs variantes : L'accompagnant réalise la première torsade puis scotche le début de la torsade à la table. L'accompagnant peut alors maintenir un des 2 fils pendant que la personne polyhandicapée saisit l'autre fil, puis emmène sa main de la gauche vers la droite ou inversement. Si elle en est capable, la personne polyhandicapée peut également saisir l'extrémité de chacun des deux fils puis croiser les deux mains. Il faut ensuite lâcher les fils puis recommencer. 3- Faire prendre une forme à sa torsade : la forme d'un sucre d'orge, la forme d'une couronne ou la forme d'une sucette par exemple. 4- Accrocher sa décoration car il est toujours valorisant de pouvoir observer sa création mise en valeur dans le sapin.   Article rédigé par Léa Février , enseignante

  • L'intrus de Noël : activité de discrimination visuelle et de catégorisation

    ScoPoly vous propose une mallette pédagogique dédiée au travail de la discrimination visuelle et de la notion d’intrus, à travers des supports visuels attractifs sur le thème de Noël. Les activités sont organisées en niveaux progressifs, afin de s’adapter aux capacités et au rythme de chaque personne avec un polyhandicap. Apprendre à repérer ce qui est pareil , ce qui est différent  et à identifier un intrus constitue un apprentissage fondamental : on apprend à comparer, observer, trier et catégoriser et cela contribue à structurer la pensée, facilitant par la suite le développement du langage et les premiers apprentissages logico-mathématiques. Pour une première approche concrète de la notion d’intrus, vous pouvez débuter avec des objets réels. À ce titre, le site Autismenjeux  propose une séance très complète et progressive. Objectifs :  Enrichir le vocabulaire autour du thème de Noël Développer la discrimination visuelle Travailler les notions de "pareil" / "différent" /"pas" Comprendre et identifier la notion d’intrus S’entraîner à rechercher un mot dans son outil de communication Développer la capacité à justifier un choix Matériel : Les pictogrammes sur le vocabulaire de Noël Les pictogrammes pour justifier son choix (niveau 3) Les pictogrammes "même/pareil" ; "différent" ; "Noël"/"pas Noël" Des croix rouges pour "marquer" visuellement l'intrus. Les fiches d'activité Le cadre de communication couleur Les fiches d'activités sont progressives : Niveau 1 : l’intrus est un objet totalement différent des autres. Niveau 2 : l’intrus est un objet différent des autres, mais il présente des similitudes de forme ou de couleur avec les autres. Niveau 3 : l’intrus est un objet identique aux autres, mais avec une différence bien visible : couleur différente, accessoire en plus… Niveau 4 : tous les objets sont différents. L’intrus est un élément sans aucun lien avec le thème de Noël. Vous trouverez également des fiches avec 6 propositions. Cela permet d’ajuster la difficulté selon les capacités visuelles, attentionnelles et cognitives de la personne. Pour certains profils, la présence de davantage d’éléments peut paradoxalement faciliter l’identification de l’intrus. N'hésitez pas à découper chaque bande si besoin pour faciliter le travail et diminuer le nombre d'informations visuelles. Déroulement : 1- Découvrir le vocabulaire : Choisir une fiche adaptée à la personne. Nommer les objets présents sur la fiche. En préambule à l'activité de tri vous pouvez réaliser un travail d'association des illustrations aux véritables objets et aux pictogrammes pour faire du lien entre chaque. 2- Chercher l'intrus : Commencer par modéliser l'exercice devant le jeune en utilisant les pictogrammes "pareil" et "différent" (ou "Noël"/ "pas Noël" pour l'activité de niveau 4). Si besoin, utiliser des croix pour barrer visuellement l'intrus. Le jeune réalise ensuite l'activité. Il manifeste sa réponse en pointant l'intrus directement sur la feuille ou en pointant la couleur correspondante à l'intrus sur le cadre de communication couleur ou sur des pictogrammes couleurs isolés. 3-Rechercher l'intrus dans son outil de communication : Il est possible de prolonger l’apprentissage en demandant à la personne de rechercher le pictogramme correspondant à l’intrus dans son outil de communication ou parmi une série de pictogrammes isolés. Cette démarche permet d'enrichir son bagage de pictogrammes et de développer des stratégies de recherche dans son outil de communication. 4- Justifier son choix : Avec les niveaux 3 et 4, un travail complémentaire peut être proposé autour des premières justifications : la personne est invitée, selon ses moyens, à expliquer pourquoi l’élément repéré est un intrus afin de développer sa capacité de raisonnement. Les pictogrammes ci-dessous vous permettront de réaliser ce travail. Documents :   Activité réalisée par Léa Février , enseignante

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