Chacun le sien : premières situations de distribution
- 20 févr.
- 3 min de lecture
Champ de compétence : Acquérir les premiers outils mathématiques
Description :
"Chacun le sien" est une activité mathématique de distribution qui consiste à associer un élément à un autre élément. Cette activité trouve un écho dans de nombreuses situations du quotidien et constitue une première étape essentielle avant d’aborder d'autres notions mathématiques fondamentales.

Objectifs :
Réaliser une correspondance terme à terme
Comprendre la quantité "un"
Découvrir et comprendre le vocabulaire lié aux quantités : trop", "assez".
Matériel :
Figurines et accessoires Playmobil ou autre petits jouets
Carte commande - à télécharger 👇
Déroulement :
Distribuer dans la vie quotidienne : des situations vécues et concrètes
Dans un premier temps, il est essentiel d’impliquer chaque jeune dans la réalisation de situations de distribution issues du quotidien : donner une part de gâteau à chaque personne lors d’un goûter, distribuer une carte à chaque joueur ou encore mettre un manteau sur chaque porte-manteau. Cette implication régulière dans des actions concrètes est fondamentale pour permettre à l’enfant de donner du sens aux notions de quantité.

Mettre en scène la distribution grâce au jeu symbolique
Dans un second temps, il est pertinent de proposer des situations de distribution à partir de matériel de manipulation, en s’appuyant sur de petites mises en scène ou histoires, car c’est par le jeu que l’enfant est le plus facilement engagé dans l’action. Les histoires proposées sont à adapter au matériel disponible. Les petits personnages et animaux, tels que les figurines Playmobil sont particulièrement intéressants, car ils permettent de créer de nombreuses situations : distribuer un casque à chaque personnage, installer un cavalier sur chaque cheval, installer un personnage dans chaque voiture, etc.
Pour commencer on dispose sur la table autant d’objets que de personnages. Les objets et personnages sont disposés de manière alignée, afin de faciliter visuellement la correspondance terme à terme. L'accompagnant réalise les premières distributions afin de faciliter la compréhension de la consigne.
Lorsque vient le tour de l'élève, l'adulte énonce la consigne : "Donne un cheval à chaque cavalier."

L'adulte prend un cheval et pose la question : "à qui je donne ce cheval ?". L'enfant pointe alors un des personnages qui n'a pas encore de cheval.
Pour obtenir une réponse de la part des personnes qui ne peuvent pas pointer, vous pouvez procéder par balayage assisté en demandant "est-ce que je lui donne un cheval ?" en prenant chaque personnage les uns après les autres.

Et lorsque l'élève se trompe ?
S'il se trompe en montrant un personnage qui a déjà un cheval. On fait observer l'erreur en plaçant le personnage sur le cheval et on la verbalise en s'appuyant sur le pictogramme "avoir" : "Regarde, ce personnage a déjà un cheval. " Il est également possible de placer un pictogramme "avoir" devant chaque binôme déjà réalisé pour aiguiller d'avantage.

Comprendre que la distribution est terminée : introduire le pictogramme « fini »
Lorsque les étapes précédentes sont bien consolidées, on peut proposer les mêmes situations en ajoutant volontairement plus d’accessoires que de personnages. A chaque nouvel animal distribué, l'adulte demande si la distribution est terminée (pictogramme fini) ou s'il faut continuer la distribution (pictogramme encore). Le jeune doit alors comprendre que lorsque chaque personnage possède un objet, alors la distribution est terminée même s’il reste des éléments sur la table.
Pour cette étape, nous vous proposons d'utiliser une carte commande ou un cadre de communication avec les pictogrammes "continuer/encore", "finir" et "oups" (pour que le jeune ait la possibilité de revenir sur son choix en cas d'erreur !)
L’adulte peut s’appuyer sur ce moment pour mettre des mots sur la situation et introduire progressivement le vocabulaire mathématique « trop » et « assez ».

Aller plus loin :
Par la suite, il est possible de diversifier les situations en proposant des objets comportant plusieurs "places" à remplir. Visuellement, l’enfant perçoit un seul objet, mais celui-ci contient en réalité plusieurs emplacements distincts, comme une boîte d’œufs à compléter ou un véhicule disposant de places bien définies.
Il est également possible de proposer des situations dans lesquelles l’enfant distribue deux ou trois objets par personnage.

Adaptations :
Pour les jeunes qui en ont besoin, la distribution peut être partiellement amorcée par l’adulte : celui-ci commence l’action, puis laisse l’enfant terminer la distribution.
Varier le nombre d'éléments : plus le nombre d’objets de chaque collection augmente, plus la situation devient exigeante.

Documents :
Outil réalisé et article rédigé par Léa Février, enseignante















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